24 novembre 2007
Vive les surgelés!
Aaaah... enfin la période hivernale.
Pour beaucoup c'est le moment du rhume qui fait le nez qui goutte ce qui est vilain. Ou drôle si c'est un ministre. Et hilarant si c'est Brice Hortefeux en train d'expliquer qu'on ne renvoie pas assez d'immigrés chez eux.
Je sais pas pourquoi, mais l'idée de voir la gentille trogne bouffée de couperose de Hortefeux expliquant que le quota de reconduite à le frontière n'est pas encore atteint (on jurerait un manager commercial parlant de ses objectifs de vente de photocopieuse dans la Corrèze), depuis son ministère dont son initulé a une irresistible con-sonnance Vichyste ("Ministère de l'identité nationale et de l'immigration"... ensuite, dans son plan de carrière, il a prévu d'intégrer le "Ministère du travail, de la famille, et de la Patrie"...) avec la morve qui pendouille à son nez me fait hurler de rire.
Pour beaucoup d'autres c'est aussi les repas de fêtes, les cadeaux, les vacances au sport d'hiver... enfin pas pour les pauvres.
Pour eux, c'est le grand moment de la Death Academy.
Je m'explique.
D'ici quelques jours, les températures ressembleront bientôt aux résultats au test de QI de certains de ces aimables primates qu'on nomme footballeur (ce qui est injuste: un primate sait aussi se servir de ses mains): aussi improbables que ça paraisse, les chiffres sont négatifs.
Et c'est généralement à ce moment là qu'on commence à annoncer laconiquement le nombre de clochards morts dans la rue pendant la nuit.
Mais ce qui est toujours frappant, c'est qu'en général les chiffres différent légérement de France 2 à TF1 (vous savez, ces deux chaines qui rappellent de plus en plus la télévision saoudienne avec ses 10 minutes du prince Sarko obligatoires).
Du coup j'ai souvent l'impression d'assister à une compétition.
"Terrible hiver qui a encore mené à la mort 3 sans abris cette nuit..."
"3 ? ah, pauvre naze, moi j'en ai 5 !!!"
"Attend, attend, des flics sont en train d'assister à l'agonie d'un clodo à l'angle de la rue du Faubourg Saint Honoré"
(oui, parce que bizarrement, ces gens là n'ont pas le luxe de vivre dans ces quartiers là, mais ils ont celui d'y mourir. Ce qui montre qu'il n'est jamais trop tard pour avoir bon goût)
"Oui, oui mais... et non, il a survécu ! j'ai gagné, j'ai gagné !"
"Bon et bien, ça fait donc 5-3... à l'inverse du match du Branlougnards FC contre les Tantouillos Olympique qui ont donc fait 3 à 5..."
(oui parce que de toute façon ça finit toujours par le foot)
Tout ça est encore bien plus nébuleux.
14 novembre 2007
Ca passe, comme une grève à La Poste
Moi, personnellement, j'adore les grèves.
Voilà, c'est dit, c'est fait...
Non, je précise que je ne suis ni chez Sud (Dieu m'en préserve), ni à la CGT (Bill Gates m'en préserve !), ou encore moins à F.O. (Arnaud Lagardère m'en préserve !).
Mais ce que j'aime c'est d'être dans ces embouteillages sans fin, quand l'on avance mètre par mètre, renouant avec cette lenteur reposante et doucereuse du temps d'avant... quand on n'avait ni portable, ni agenda électronique, ni objectifs... juste le temps de vivre heureux en attendant la mort comme le disait Francis Lalanne ou Pierre Desproges, j'ai un doute.
"ah, mais espèce de feignasse, hé tu bosses toi, connard ?".
Bon alors d'abord, je ne vous permets de me tutoyer... d'autant plus que si ça se trouve vous êtes loin de mon niveau social et se faire tutoyer par un pauvre... non, je ne peux me résoudre à une telle horreur, et pourquoi pas serrer la main à un balayeur tant qu'on y est ?!
Ensuite, bien sûr, cette grève m'a coûté de mon précieux temps de travail. Car bien entendu, mon salaire scandaleusement plus élevé qu'un étudiant fauché payant ses études qu'il ratera par un emploi chez Quick; mais tellement dérisoire quand on songe que je ne peux me faire attribuer à moi même une augmentation de 140 % demande un énorme travail quotidien.
(Je cite bien sûr ce chiffre au hasard. j'ai dit 140% comme j'aurais pu dire par exemple que je passais mon salaire de 100 000 à 240 000 €).
Donc, oui, cette grève m'a néanmoins freiné dans mes ardeurs de travailleur qui gagne son pain à la sueur du front de ces petites gens qu'on appelle employés ou collaborateurs, je ne sais quel est le meilleur terme, moi je ne parle pas à ces gens là. Ils ne font que parler de fin de mois difficiles, et ça franchement, ces gens qui parlent toujours d'argent, c'est d'un vulgaire...
D'ailleurs, j'ai toujours une pensée émue pour la délicieuse Laurence Parisot (ne riez pas, je connais personnellement un babouin du zoo de vincennes qui la trouve femme des plus sensuelles qui soit) qui nous signalait il y a peu que les masses laborieuses ne redoutait rien tant que la fortune qui s'écroule.
Mouais.
Ou alors c'est plutôt les masses laborieuses qui s'écroulent faute de fortune.
Ou peut être que pour faire fortune, on a besoin de rendre complètement à la masse les écroulés laborieux.
Tout ça est bien nébuleux.
07 mai 2007
Kingdom of Doom
Et voilà : la France a changé de visage.
Enfin il parait hein.
Non, moi je dis ça, mais après tout qu’est ce qui va vraiment changer avec Sarko Ier ?
Les uns nous annoncent un nouveau règne de terreur sous l’égide du nain des Carpates, les autres un nouvel âge d’or sous la houlette du démiurge court sur pattes. Mais dans le fonds n’est-il pas plutôt plus probable qu’il fasse comme ses prédécesseurs : 4 années à rouler des mécaniques tout en surveillant d’un œil torve le démantèlement de certains acquis sociaux pour une certaine classe sociale, l’instauration de nouveaux pour une autre classe sociale ; avant une année passée à sillonner la France en vue d’une réélection sur le thème de « mon bilan il est plus grand que le tien, comme mon zizi… et pi d’abord c’est la faute des méchants de l’opposition si j’ai pas fait mieux, alors c’est celui qui dit qui y’est ». Enfin, à peu près hein.
Mouais, je suis pas sûr que ça change grand chose au destin de dédé, le SDF unijambiste qui pousse le mauvais goût jusqu'à avoir snobé hier soir, le petit gueleton de Sarko au Fouqet's. Ah, je vous le dis, il y a sur cette terre bien des margoulins scélérats ! Encore un agitateur politique qui se refuse à se lever tôt pour travailler plus, pour gagner plus; sous la houlette de millionaires qui n'ont plus à se lever tôt pour regarder les autres travailler plus pour leur rapporter plus.
Non, moi ce qui m’inquiète d’avantage c’est plutôt de connaître son futur premier sous fifre, que l’on annonce déjà être le sympathique François Fion, dont le sourire légendaire n’a rien à envier à celui de la Joconde les jours où elle se sentait indisposée.
Enfin, braves gens, un seul regard sur ce noble visage dissimulé sous une inexplicable mèche incroyablement grasse (c’est la fameuse mèche dite à la Douste Blah-blah, dite aussi « Mèche au saindoux »), vous permettra de comprendre à quel point on va se fendre la poire.
A moins que, osons rêver, l’on nous rende enfin l’inoubliable Jean-Pierre Raffarin. Ah, mon petit Nicolas, je t’en prie, même si c’est seulement pour 15 jours, rends nous notre ami le Bossu de Notre de Dame de Poitiers ! Avec lui, on ne riait pas beaucoup non plus, mais avec ses maximes à forte teneur en cocaïne, on avait de quoi causer ! Ah, Jean-Pierre, je t’aime tu sais… je te vois encore là, te morfondant à la Serrurerie après ta branlée aux régionales, égrenant ton étrange chapelet de formules tantriques « the win need the no again the no to yes the win to no, et Simone r’met moi la même».
Enfin, tout ceci a du coup
occulté en partie la mort tragique du chanteur de
Alors, c’est vrai j’ai déjà entendu autour des mois des gens se récrier de l’immoralisme sans bornes de TF1 d’avoir à l’époque engagé dans sa classe de saouls-doués un candidat dont la maladie allait servir de prétexte à faire pleurer dans les chaumières pour que tata Simone achète le disque.
Et bien, je vais vous dire, les gens sont méchants. Après tout, ce n’est pas une tendance nouvelle à la Star Ac’, par pur et vil opportunisme. N’y a-t-il pas déjà 5 ans qu’ils recrutent des mongoliens dont l’espérance de vie est à peine supérieure à celle d’un nigérian ? Lequel nigérian, lui, passe avant la Star Ac’ au journal de 20h00, juste avant les publicités pour McDonalds ou le Jambon Julie Lescault.
Sinon, je sais pas si vous avez vu, mais le fromage de Hollande est complètement râpé il parait.
06 mars 2007
La fin du début
Hum hum...
Oh putain, quelle poussière là...
Et ça va durer un moment.
Beaucoup trop de choses m'éloignent pour le moment de la wunderbar life de la vidad de le internet on the ouaib.
Du coup pour le moment je vais redevenir un lecteur plus qu'un rédacteur....
Suite des aventures pour la saison 2, avec du sexe, de la violence, et des kinder bueno.
09 janvier 2007
Oups j'ai trop arrosé le réveillon moi. Désolé pour vos sublimes escarpins maculés d'un moins sublime vomi.
C’est la saison des vœux !
Pas des vieux hein, ça, non, la saison des vieux c’est la canicule. Comme le dit d’ailleurs cette expression populaire : « tu es vieux, c’est la canicule, comment veux tu, comment veux tu que je t’… » mouais, enfin nous laissons pas distraire car j’ai plein de gens à qui adresser mes vœux.
Vous d’abord, lecteurs chéris (quoique gratuits). Oui, vous, je vous adresse mes meilleurs vœux, une santé exceptionnelle que toi aussi tu vas mover ton body pour faire l’amour pendant 78 heures d’affilés (de préférence accompagné(e) hein), le bonheur dans ta maison sous 48 heures chrono plus vite que les 3 suisses, grâce au célèbre professeur en vaudoulogie le Dr. Jean Tube, et bien entendu un maximum de pognon, car que diantre, quand je vois le nombre de prolos passer par ici, je suis outré.
Mais aussi, je dois adresser mes meilleurs voeux à nos amis, les pauvres. Je sais, ils n'ont pas la possibilité de me lire dans leur fort seyantes tentes rouges installées par une association poétiquement nommée les enfants de Don Quichotte, même si pour d'évidentes raisons patriotiques j’eusse préféré qu'on les nomme enfants de Père Ubu, figure ô combien plus proche de la politique française dans son esprit...
Pauvres, sachez le: 2007 sera une très grande année pour vous!
Cessez donc d'espérer être riches... Car enfin que savez-vous de nos soucis?
Regardez notre santé: foie gras, langoustine, faisan, gâteau au chocolat amer... tout ça c'est cholestérol, diabète, et crise cardiaque assurée!
Quand nous nous entamons un repas par une coupe de champagne, enchaînée sur un Jurançon, un Chassagne Montrachet, un Monbazillac, puis à nouveau du Champagne... nous nous exposons à cet authentique fléau que sont les mélanges. Alors que vous, avec votre gros rouge qui tâche acheté au cubitainer en plastique, vous ne risquez rien!
Et puis être un nanti, c'est des soucis intellectuels à n'en plus finir... Devons nous voter pour Nicolas Royal ou Ségolène Sarkozy? Un borgne Hitlérien ou un facteur Stalinien?... Alors que vous, heureux innocents que vous êtes, quel que soit notre futur président... vous continuerez à crever dans les rues, comme si de rien n'était! Ah, heureux béotiens de toutes choses politiques, sachez le : de toute façon vous l’aurez dans le cul.
Pour finir, parce que j’ai pas que ça à foutre non plus, bande de garnements, je dois souhaiter mes meilleurs voeux à mes nouveaux amis de la RATP. Plus exactement les contrôleurs. Je ne sais pas si vous voyez de qui je parle... Vous savez, ces gens généralement très laids vêtus tout de kaki, comme les nazis d'autrefois, et qui ont la fâcheuse tendance à se prendre pour des commissaires de police sous prétexte qu'ils peuvent vous coller des contredanses, comme la première contractuelle venue (la verrue en moins, soyons honnête).
Je pense très fort à eux, car là, hier soir, en prenant ce transport péniblement commun j'ai assisté à cette scène fantastique: 5 contrôleurs agglutinés autour d'une vieille dame manifestement pas de la toute première fraîcheur. C'est à dire, même son caniche (que j'ai bien entendu incendié ensuite) hésitait à la renfiler... mais que diantre faisaient ces gens là autour de la mémé cadavérique? avait-elle fait un malaise? S’était elle égaré dans les méandres de la station Bastille ?
Et bah non, notre Périmée avait commis l'irréparable: oublier chez elle sa carte vermeille.
Du coup, nos courageux hommes en vert caca, pardon kaki, la harcelaient pour lui faire payer sa contredanse pendant que la vieille, terrorisée et hagarde, disait oui à tout pourvu qu'on ne la traîne pas en prison pour ce soir...
Alors, je sais... c'est un job pas toujours amusant, on en est d'accord. Tous les contrôleurs ne sont (gloire en soit rendu au Kinder Bueno Transluminesecent) pas comme ça. Et je sais bien aussi qu'ils ne font que leur boulot...
Mais, dégénérés métropolitesques, sachez que le jour où après moult grèves incompréhensibles, PV dressés à des vieilles pendant que vous fuyez à perdre haleine quand le premier jeune crétin venu menace de faire du grabuge, que vous vous esclaffez quand le bus nous passe sous le nez à 1 demi seconde d’intervalle, vous vous ferez enfin privatiser ras la gueule (ce qui ne saurait tarder après mai 2007), il ne faudra guère compter sur nous, les usagers, pour vous défendre.
C'est pourquoi, en même temps que mes meilleurs voeux, je vous prie d'agréer l'expression de tout mon mépris le plus ordinaire.
Sinon je sais pas si vous avez vu, mais Philippe Douste Blazy. Mwahahahahahahaha ! Avouez qu’elle est excellente celle là…
26 décembre 2006
Bonsoir les pauvres!
Bon, allez je consens à répondre au petit peuple qui s'agite là, devant mon écran hors de prix de bourgeois dispandieux.
Oui j'ai été silencieux ces temps derniers. Non pas que je fus en fuite suite à une quelconque nouvelle escroquerie (ne croyez pas tout ce que dit la presse, ni le journal du dimanche, ni le Journal Officiel), seulement que là il se passe des tas de trucs dans la vraie vie des gens vrais dont je fais parfois partie.
Mais oui, je viendrai vous souhaiter mes bons voeux.
Et pour la peine, gratuitement. Carrément! Oui, Yojik, j'ose moi! (je cite Yojik car si son blog est gratuit, je reste persuadé que cet homme a des secrets bien sombres à cacher. D'ailleurs, Johnny lui même n'a t'il pas dit "oui, je m'installe à Gsdat... à côté de chez Yojik que c'est un bon pote à moi, wock'n'woll" ?)
Vous pensez bien, une année qui verra (si tout va bien), un conflit nucléaire USA/Iran, l'éléction de Sarkozy, victorieux au second tour face à Le Pen (ou mieux... qui ose rêver?... et pourquoi pas l'inverse?), la disparition de cette vaste arnaque qu'était la couche d'ozone, et même un nouveau disque de duos entre Vincent Delerm et Francis Lalanne, le retour de Johnny de la Suisse (déconnez pas amis, suisses, gardez le un peu quoi...)... Non, vraiment, je m'en voudrai de ne pas revenir ultérieurement vous présenter mes voeux.
D'ici là, faites comme moi: gavez vous de foie gras, de vin d'arbois, et d'alka seltzer.
07 novembre 2006
Vacances rances
Et oui, je n'hésite devant rien!
Après un mois et demi de silence scandaleux et de longue inactivité sur ce Blaugue, voilà t'y pas que tel le regretté Georges Marchais (ah, amis communistes, je ne vous aime pas, mais entre un bon De Funès et Un Marchais, que le choix était dur et cruel!) je fais mes valises.
Franchement je trouve ça proprement scandaleux.
A votre place, limite je ne viendrai plus et je laisserai l'auteur divaguer à ses folles pensées, ses lubies maniaques, ses envies de Raffarin, car oui Jean-Pierre, tu nous manque, toi dont la bosse sentait bon le fromage de chèvre chaud... Bon on a Ségolène qui vient aussi du Poitou, mais ce n'est pas pareil. Elle se contente de dire qu'elle pense comme nous, alors que toi tu osais, tu allais à fonds, tu provoquais... Grâce à toi nous pouvions expérimenter les effets du LSD sans jamais en prendre... "the yes need the no to win against the no"... ah, Jean-Pierre, nous ne te méritions pas!
Bon, à dans deux semaines les gueux!
Sinon je sais pas si vous avez vu, mais c'est vraiment de plus en plus du n'importe quoi ici. ne croyez vous pas qu'on devrait embaucher Francis Lalanne?
26 octobre 2006
Non, pas de titre ce soir, c'est comme ça, le jeudi c'est relâche.
Comme le disait si fort et haut le général De Gaulle: « Je vous ai compris ! ».
Oui, je vous ai manqué, et certains se vexent de mes insultes. Je le comprend… mais comprenez moi aussi : je ne vous aime pas, vous qui si ça se trouve n’êtes même pas du même milieu social que moi !
Et comme le pensait si faiblement et bas le caporal Trois Gaulle « de toute façon, je vais faire caca ».
Mais je sens que je m’égare, non ?
Tout ça pour dire que ce soir je veux vous faire rêver. Car j’ai bien du vivre 427 aventures pendant mon absence.
Par exemple, je me suis acheté des chaussures.
Et bien, croyez le ou non, quoique je préférerai que vous me croyiez, ça m'arrangerait, mais voilà toute une aventure !
Bon il est vrai que je cherchais un modèle compliqué… Des chaussures noires, avec des lacets, et pas avec un bout pointu comme c’est la mode à ce jour, vous savez, celles qui ressemblent aux souliers des bouffons d’autrefois… oui, celles que porte Mr. Douste-Blazy, notre célèbre ministre des affaires qui lui sont étrangères.
Adoncques, je voulais dénoncer l’imposture des vendeuses de chaussures, en espérant qu’une de ces sottes misérables soit en train de me lire.
Car, que n’ai-je entendu alors que je trouvais un modèle qui me convenait, mais las, pas à ma taille…
« mais m’sieur, aussi, vous voyez quoi, vous cherchez du 45, y’en a trop des 45, vous feriez du 38, j’la trouve tout de suite la chaussure m’sieur ».
Oui, donc, là, ma nouvelle meilleure amie aux gros seins et au cerveau léger me proposait ni plus ni moins qu’une amputation des orteils afin que je puisse porter ces godillots de l’effroi. Je ne pus qu’objecter mon refus définitif d’adapter mes pieds à la taille de la chaussure.
« bon, ok, ok, tenez l à j’ai du 42, et en échange j’vous offre du cirage, tu vois m’sieur ».
Quoique particulièrement en verve, je ne pus qu’une nouvelle fois infirmer la validité de sa proposition, après quoi, comme tout être sain et normal que je ne suis pas, je me hâtai de lui engouffrer le tube de cirage dans l’oreille gauche, une chaussure dans la bouche, quant à l’autre chaussure… hmmm… voyons, voyons, où donc pourrait elle donc se la mettre… ?
Sinon, je sais pas si vous avez vu, mais en fait Sarkozy c’est un bisounours à côté de Chirac jeune. Always two they are : a master, and his apprentice.
24 octobre 2006
le retour du fisc prodige
Je le sais fort bien : je vous ai manqué.
Ah, pauvres abrutis de lecteurs de mon blog que vous êtes, quelle ne fut pas votre désarroi de retourner à votre vie misérable en l’absence de toute évolution sur ledit blog ! Non, je sais, ma tendresse, ma douceur, ma courtoisie légendaire…. Tout ceci vous a tant manqué, ainsi qu’à moi-même puisque j’ai toujours été dénué des qualités pré-cités.
Mais j’imagine que vous vous demandez à quoi j’ai employé mon temps ?
Oui ?
Ah ben décidément, vous devez vraiment vous emmerder dans la vie…
Bon, je ne suis pas encore devenu le MAITRE DU MONDE mwahahahahaha, mais je progresse puisque j’ai au moins conquis la rue Eugène Bataille à Pouilly sur Yvette, enfin plus exactement le numéro pair, ou plus humblement le numéro 12, enfin le lundi de 14h00 à 14h30, mais TREMBLEZ pauvres mortels, tremblez !
En fait j’ai occupé mon temps à faire des tas de choses fascinantes, étourdissantes, épastrouillantes, et souvent moralement répréhensibles, mais là n’est pas la question, je ne peux en dire plus pour le moment car n’étant venu poster cette missive constituée, les moins demeurés d’entre vous l’auront noté, essentiellement de verbiages totalement dénués de sens.
Mais bon hein, il y avait un peu beaucoup de poussière ici, alors je suis juste passé faire le ménage, et la suite arrive.
Sinon, je sais pas si vous avez vu, mais Alain Juppé est revenu à Bordeaux. Franchement, avoir un maire chauve, c’est quand même un peu la honte.
04 septembre 2006
Back to school
Aujourd’hui je souhaite m’adresser aux plus jeunes.
Oui, bonjour à toi petit morveux qui laisse des traces de doigts chocolatés sur la tapisserie. Bonjour à toi aussi, ado boutonneux dont l’acné purulente menace d’éjaculer des flots de pu au moindre rire.
Et oui, c’est la rentrée !
Moi j’aime la rentrée… essentiellement parce que je ne sais par quel heureux hasard, je ne travaille jamais ce jour là depuis que j’ai pénétré (à mon corps défendant) le monde de la vie professionnelle…
Et ça, contempler depuis ma fenêtre des petits bouts de chou en larmes et des ados grimaçant et traînant des pieds, alors même que je me lève paresseusement une tasse de café colombien dans une main, un croissant tout chaud de l’autre, c’est l’un de ces plaisirs bourgeois dont je raffole forcément.
Mais j’ai aussi une pensée pour les profs. Je pense surtout là aux jeunes profs dont c’est la première rentrée (coucou Marie). Je les aime bien, j’ai une certaine tendresse pour eux… Ils sont passionnés par leur métier, empli d’idéaux nobles, fier d’apporter dans leur cartable l’espoir d’une société meilleure par l’éducation.
Puis je les retrouve le soir. Ils sont hagards, découvrant que la plupart des élèves sont analphabètes (là je parle des profs de lycée hein, pas de la fac naturellement…) ont la haine absolue de l’école que dans un jugement biaisé par un lavage de cerveau en règle ils assimilent à une autorité dictatoriale… Ils découvrent aussi les murs jaunis par la crasse et les espoirs brisés, la salle des profs seul havre fugitif dans une violence latente exacerbée… Ils veulent en parler au proviseur qui leur répond qu’il sait bien, qu’il veut bien, mais n’y peut rien… Avec un peu de chance ils se feront casser la gueule à la sortie du bahut, dépouiller, violer, voire violer par un pitbull pour les plus chanceux qui pourront ainsi repartir fièrement chez eux avec la satisfaction d’être venu, d’avoir vu, d’en avoir pris plein le cul, mais emplis de connaissance du terrain si chère à Mr. Gilles de Robien.
L’école n’est pas seulement une entreprise de formatage des esprits. C’est aussi une gigantesque agence de rencontres entre deux mondes qui ne coexistent que contraint et forcé, dans le dégoût et parfois la haine.
Enfin je dis ça…. Mais si ça se trouve, ça se passera comme dans la Star Ac’ qui vient de recommencer, à ma plus grande joie d’esprit satirique (et satyre, parce que mine de rien y’en a qui sont bien gaulées… bon elles chantent comme des baleines dont on a passé un harpon enduit de tabasco dans les poumons, mais…).
Sinon je sais pas si vous avez vu, mais Doc Gynéco c’est le nouvel ami de Sarko. Comme quoi, on ne le dira jamais assez : la drogue c’est mal.